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No flash

La galerie Itinérance (Paris) présente jusqu'au 12 novembre

"UNDER CONSTRUCTION",

une exposition rassemblant un ensemble inédit d'oeuvres sur la

naissance du graffiti et du Hip Hop à New York.

Une cinquantaine d'oeuvres sur papier et des photographies,

dont les désormais mythiques vues de train taggués.

On a particulièrement flashé sur

les photographies de MARTHA COOPER.

 

Martha Cooper

- Lady pink and his first canvas (1981) -

 

Martha Cooper est considérée comme l’une des premières mais surtout plus impliquée photographe de la culture Hip Hop à New York.

Alors qu’aux débuts des années 80, on break sur du carton, on peint avec des bombes de peinture de fortune sur les trains de la ville, et l’on organise des jams dans des caves, Martha Cooper décide de quitter son poste de photographe archiviste au New York Times, pour se consacrer à cette jeunesse qui crée d’un rien, et anime terrains vagues et rues désolées des ghettos du Bronx.
Avec Henry Chalfant, ils organisent une représentation au « Common Ground » qui réunit Mcs, Dj’s et B-Boys pendant que sont projetées des photos de graffiti. C’est probablement le premier vrai spectacle de Hip Hop à Dowtown et l’on y croise les personnalités du moment comme les Rock Steady Crew, Run Dmc, ou Grand Master Caz. .Les médias découvrent enfin le break, et commencent à en parler.
Intronisé dans le graffiti par le writer Dondi, elle rencontre Futura 2000, Lady Pink, Seen, Lee, T-kid Zephyr, et autres légendes et précurseurs du graffiti contemporain. Elle attend des heures durant le passage des trains entièrement peints pour les prendre en photo avant qu’ils ne disparaissent, elle interviewe les artistes dans des caves, partage leurs périples quotidiens.
En 1981, le livre « Subway Art » (ed. Thames et Hudson) qu’elle sort avec Henry Chalfant est le premier ouvrage du genre à reproduire les trains de New York encore en circulation, sur des pages entière dévoilant ainsi à la face du monde, les oeuvres des artistes de graffiti. Considéré comme la « bible » du mouvement, il fait des naître des nouvelles générations d’artistes dont est issue la scène européenne d’aujourd’hui.
En 1990, c’est au tour de son ouvrage « R.I.P memorial » (Ed. Thomas & Hudson) qui présente les fresques commémoratives et hommages posthumes aux personnes mortes subitement.

 

 

Martha Cooper

 

- Boy with Andy Wharol jacket (s.d.) -

 

Martha Cooper 02

 

- Dondi Looking at his car (1980) -

“La puissance exceptionnelle des photos de Martha Cooper c’est son engagement dans la vie, son amour du peuple, son inscription, des corps dans le décor des ghettos. Et au centre - avec leur énergie incroyable, leur impertinence, leur provoc’ - des gamins de l’immigration qui crient à la face du monde “j’existe”.Jean Pierre Thorn, cinéaste (« génération Hip Hop », « le mouv des Zup », « faire kiffers les anges », « on est pas des marques de vélo » ).

 

Martha Cooper 05

 

- Portrait of Keny Wild style (s.d.) -

 

Martha Cooper 04

- Lady Pink (1981) -

 

Marthat Cooper 06

 

- Lady Pink, Dondi, Futura & soul artists (1981) -

 

Martha Cooper est diplômée d’Ethnologie d’Oxford, et ancienne Conservatrice Adjointe du Musée de Yale. Ses photos « Hip Hop » ne sont qu’une partie de son l’oeuvre multiple et riche qui l’a rendue célèbre. Aujourd’hui elle rêve de passer le flambeau à ceux qu’elle considère comme les véritables stars du mouvement : les artistes eux-mêmes.

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