2014-05-05T22:00:00Z - 2015-10-17T22:00:00Z

TATOUEURS, TATOUÉS

Acheter le catalogue

Demande de catalogue preview

796
HEY!

Description

PARIS / France (musée du quai Branly – Jacques Chirac) Commissariat général : Anne & Julien / HEY! modern art & pop culture Consultant artistique : Tin-Tin Conseillers scientifiques : Sébastien Galliot (Mélanésie, Micronésie, Polynésie) – Pascal Bagot (Japon). Catalogue Ed. Actes Sud – Direction d’ouvrage : Anne Richard (Anne & Julien / HEY! modern art & pop culture) – FR / ANGL Maintenant, contraint par le développement des médias qui le surexposent, il écrit son histoire moderne au rythme du perfectionnement des nouvelles technologies. Le sujet, en conséquence, est aujourd'hui discuté partout, et accepté par beaucoup. Mais sur quelles bases ? Plusieurs phénomènes liés à l'observation de son actuel statut permettent d'affirmer que la pratique vit un temps crucial de son horloge interne. Longtemps, tatoueurs et tatoués occidentaux n'affichèrent pas une préoccupation du « beau » tel qu'entendu par l’art savant. Relié aux dites “basses couches populaires”, l'acte était brut, sa vertu se lisait dans l'audace du fait. Il écrivait les premiers chapitres de son histoire moderne. Puis, à la fin du 19ème siècle, certains tatoueurs imposèrent la qualification de « tattoo artists » pour exprimer la dimension de leur travail. Alors, peu à peu, le tatouage quitta le territoire exclusivement artisanal pour questionner le sujet et son interprétation. De motifs de circonstance devenus imposés et proposés systématiquement dans les shops, le tatoueur s'adonne aujourd'hui aux figures libres. En art, ce passage est fondamental - il libère « la main » de la répétition mécanique dans laquelle elle était enfermée - et laisse entrevoir un territoire inexploré où l'imaginaire peut devenir la force motrice, la matrice. Les choix spécifiques et inédits du commissariat d’Anne & Julien contraignent à quitter l'observation scientifique pour pénétrer « le jus artistique », et célébrer la dimension créatrice, vivante, contemporaine du tatouage. Aux côtés de la retranscription de l’ancienneté, de l’omniprésence et de la multivalence des pratiques de tatouage à travers le monde et depuis des millénaires présentés à travers des artefacts rares, l'exposition rend hommage aux pionniers de l’ère moderne, « héros » responsables de sa mutation. Et, puisque ce courant artistique est l'un des plus dynamiques de notre époque, nous avons choisi de donner la parole à ses premiers représentants, les tatoueurs, ces gardiens du temple. Dans cette logique, deux types d'oeuvres d'atelier ont été produites pour l’exposition. D'abord 13 volumes, 13 “extraits” de corps, empreintes moulées sur modèles vivants, et dont le matériau expérimental a été exclusivement mis au point pour l'occasion avec l'Atelier 69, puis testé et validé par un représentant de la confrérie, le tatoueur français Tin-tin. Treize supports qu'autant de tatoueurs ont piqué, dans l'exercice strict de leur art. À la machine, ou aux outils traditionnels, selon leur pratique quotidienne. Pour une mise en abîme, des toiles vierges ont été confiées à 19 autres tatoueurs, dans l'application dite classique du « body suit », ici devenu « projet de tatouage formulé à l'encre, acrylique, aquarelle, mine de plomb, feutre (...). Tous les continents actifs sont représentés. Enfin, une série inédite de photographies présentent les deux courants les plus récents du tatouage moderne, un vestiaire d'esthétiques graphiques qui ancre le troisième millénaire. Nous savons cette exposition audacieuse. Nous la voulions comme telle. Elle veut rejoindre l'immense flux d'énergie qui secoue le mouvement actuel. Un grand merci au musée du quai Branly (à Stéphane Martin et à l'ensemble de ses équipes) qui a compris notre démarche, l'a soutenue, nous a ouvert les portes de ses incroyables collections. Un grand merci à Tin-tin pour sa solidarité et son expertise. Un grand merci à Loretta, Titine et Filip Leu pour leur liberté, leur ouverture d'esprit, leur générosité sans fond. Sans eux tous, rien n'aurait été possible.

Images

- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!
- | HEY!

Vidéos